samedi 29 décembre 2012

Beyond the dead space

Il fait chaque jour plus sombre et plus froid. Les cendres et les nuages ont recouverts le soleil irrémédiablement. Le sol est brûlé et s'étale sous mes pieds un tapis épais de charbon et de poussière dans lequel s'enfoncent mes pieds toujours plus traînants et lourds. Le souffle court, j'avance sans espoir et sans vie, mécaniquement.

L'air que je respire est mortel, saturé de plombs et de produits chimiques qui puent encore plus que de la chair en décomposition. Une puanteur atroce qui se colle au parois du nez et à la barbe, et qui vous donne l'impression d'être un univers à lui seul. Un monde, comme celui qui un jour a existé, paraît-il...

Je croise des ruines peuplées d'âmes errantes et désespérées, vaguement cannibales, sans chef et sans hiérarchie. Anarchie? Disons plutôt survie, à n'importe quel prix. Des cadavres empalés, sur des parcelles entières, servent de garde-manger aux seigneurs de guerre autoproclamés. Prisonniers, étrangers, esclaves, passants... repas ambulants.

Je ne dors plus la nuit. J'allume un feu pour cuire ce que j'ai réussi à trouver puis je m'allonge avec mon couteau à portée de main. Je mange ce que je capture, ou ce que je trouve dans les rares ruines inhabitées que j'arrive à découvrir. Graines, viande avariée dont je préfère ne pas connaître l'origine, pain rassis et eau croupie.

J'ai perdu toute notion de temps. Je pense qu'on arrive en hiver étant donné qu'il fait de plus en plus froid. Et que la nuit tombe de plus en plus tôt. Parfois il pleut, les gouttes d'eau noire et lourde collent la poussière au sol et rendent la marche plus aisée et plus rapide, à condition de ne pas trébucher sur les roches qui affleurent tout au long du chemin.

J'ai un sac que je ne perdrais pour rien au monde. Il contient les restes de ce que je fus un jour. Au milieu, soigneusement calfeutré entre deux vêtements crasseux, un livre. Des poèmes de Lord Byron. Il y parle de landes désolées, de châteaux abandonnés, de fantômes et parfois même d'amour. J'ai oublié jusqu'à la signification de ce mot. J'ai oublié toute notion de langage. Je ne parle plus à qui que ce soit depuis tellement longtemps que je ne sais plus émettre que des râles et des grognements.

Je ne sais même plus comment je m'appelle ni qui je suis. Je n'ai rien avalé depuis ce qui semble être plusieurs semaines maintenant. Je ne dors plus. J'avance. Un pas devant l'autre puis un autre puis un....

lundi 24 décembre 2012

Ma lettre au Père Noël

Alors comme ça paraît que c'est Noël!

On va tous s'empiffrer de conneries bien grasses et de verres de vin, se faire des cadeaux en se souhaitant tout le meilleur du monde même si on peut pas se piffrer. Et le tout à l'ombre d'un pauvre sapin qui avait rien demandé à personne avant qu'on le coupe pour le couvrir de conneries brillantes. On va oublier la misère du monde, le gouvernement de gauche qui fait une politique de droite et la Lorraine qui meurt.

Je voudrai te demander moi aussi quelque chose père noël: de ne surtout pas exister. Ce serait vraiment injuste que tu distribue des petits cadeaux aux enfants sages pendant que d'autres meurent où pourrissent en enfer. D'autant plus que les cadeaux, c'est surtout pas toi qui les achète.

Je voulais aussi te remercier pour mes cadeaux reçus un peu en avance. En même temps, mon anniversaire étant début Décembre, je comprends que tu te sois gouré. Nan mais franchement, c'était trop fallait pas: mon couple qui meurt, des dettes comme j'en ai jamais eu... je sais pas quoi dire. Je crois que ça fait longtemps que j'avais pas reçu d'aussi beaux cadeaux, sur que quand je vais dire ça aux copains ils seront jaloux.

Je voulais aussi te demander une chose, oh trois fois rien t'en fais pas, c'est de laisser la place à ton cousin là, le père Fouettard. Je crois qu'on a plutôt besoin de lui en ce moment pour punir tous les pourris et les barbares un peu partout sur la planète. ça nous évitera de prendre les armes nous-mêmes et notre conscience d'occidentaux middle-class arrêtera de nous tarauder, ce sera aussi efficace que donner à un SDF ou acheter le dernier disque des Enfoirés.

Bref, tout ça pour te dire que je te laisse à ta distribution de cadeaux pourris et très chers, avec tes oeillières qui t’empêchent de voir toute la souffrance du monde, je ne crois pas plus en toi qu'en un Dieu paresseux et profondément injuste, je vais passer un Noël pourri mais tant pis, je prendrai une cuite au Nouvel An pour oublier que c'est pas un changement de date qui changera quoi que ce soit dans ce monde de merde.

Joyeux Noël et paix aux hommes de bonne volonté, continuez à voter et à regarder TF1!

lundi 17 décembre 2012

Fin du monde

J'avais vu se désintégrer le monde. Je l'avais vu pourrir et mourir. Les méta-biotopes de synthèse avaient pris la place de l'humain et son bio-environnement en phase de représentation terminale, comprenez derrière la vitre blindée d'un musée en orbite spatiale fixe.

Je respirais, à travers mon masque et ses filtres à oxygène-carbone, un air vicié, relents d'une ère technologique et industrielle à jamais inscrite au fusain dans les livres d'histoire sur tablette numérique. Photos jaunies, aux couleurs passées depuis des décennies, ne resteront que les témoins muets d'une époque ternie.

J'avais senti l'odeur particulière d'un monde en agonie terminale. Rouille, chair en putréfaction et bois rongé par les flammes, un parfum unique en son genre et déterminant avec une précision létale les derniers restes à carboniser.

J'entendais les râles de souffrance se dégager des caves et des entresols moites et humides où se terraient les derniers survivants, se nourrissant de leurs semblables morts et des quelques rats faméliques qu'ils arrivaient à capturer dans leurs ridicules pièges.

 J'avais perçu tout cela, et je me tenais là, sur les ruines d'un monde condamné, un flingue et une balle à tête creuse dans les mains.

mardi 30 octobre 2012

Skyfall? Done! (Happy birthday Mr. Bond)

Un soleil sombre se lève sur Londres, menaçant d’engloutir le MI6, son agent le plus célèbre et sa dame de fer. Sortant du passé, un ancien membre vient semer le trouble sur l'horizon des services secrets britanniques. C'est l'heure pour M de rappeler son agent. Brisé, trahi, en proie au doute et amoindri mais toujours debout.  Depuis 50 ans maintenant il est toujours là pour sauver la situation quand un cinglé sorti d'on ne sait où menace de tout faire sauter. Son nom? Bond, James Bond.

50 ans, 23 films désormais avec 6 interprètes différents. La plus longue franchise de l’histoire du cinéma. On pourrait aligner les chiffres, mais mieux vaut s'en tenir à trois: 007.

L'espion le plus célèbre du monde a vécu plusieurs vies. Toujours, lorsque la franchise s'endormait, il s'est trouvé une équipe pour lui donner du sang neuf. Le dernier sauveur en date s’appelle Daniel Craig. Quasi inconnu jusqu'alors, il est devenu James Bond en l'espace de deux films, via un reboot parmi les plus réussis des dernières années.

A l'image d'un Batman nolanisé pour notre plus grand plaisir, Bond a subi une cure de jouvence. Et pourtant...

La mue effectuée avec le spectaculaire et efficace Casino Royal, noir, violent et sans concessions, peine à se renouveler. Quantum Of Solace se contentait simplement de récupérer les miettes pour en faire un honorable Bond, mais l'éclat du Casino était déjà terni par une rouille qui, pour précoce qu'elle soit, n'en était pas moins tenace.

Skyfall, film hommage pour les 50 ans de la saga, est voulu à la fois comme un coup de chapeau à cette énième résurrection et une page tournée dans les chroniques du MI6, for your eyes only. Truffé de références à la saga, voyant le retour de certains personnages clés, il illustrait (comme Meurs un autre jour en son temps) l'anniversaire de James. Proposant une vision de M en personnage obsolète, décalée des réalités du temps (elle qui, dans Goldeneye, accusait un Bond affichant pour la première fois les traits de Pierce Brosnan des mêmes maux), Skyfall s'inscrit dans une veine éminemment novatrice.

A l'éternelle question "Quelle est la recette d'un bon film?" le maître Alfred Hitchcock répondait "un bon méchant". Bond a affronté toute sorte de cintrés. Du docteur aux mains mécaniques au fondu d'or en fusion. Du balafré amateur de chats à l'industriel albinos. Du magnat de la presse assassin à l'ancien compagnon d'arme. Mais cette fois, il affronte un sérieux prétendant au trône de plus dangereux vilain de la saga, trône sur lequel se battaient Blofeld et Auric Goldfinger.

Issu du cinéma indépendant hispanique, Javier Bardem campe un ancien agent tout de rage contenue dans une folie qui crève l'écran, à l'image d'un Joker revu et corrigé par le jeu halluciné du regretté Heath Ledger. Empêtré dans une relation d'amour/haine avec M, il souffre autant qu'il hait. Un jeu tout en nuance, là où les vilains de la franchise n'étaient souvent que des blocs inébranlables (à l'exception notable du Gustav Graves/Zao de Meurs un autre jour, et, dans une moindre mesure d'Alec Trevelyan de Goldeneye).

Mais que serait un Bond sans.... Bond. Rongé par les mêmes doutes que son adversaire, il avance en eaux troubles, doutant de plus en plus d'être du bon côté. D'être l'agent préféré de sa supérieure, et non juste un numéro sacrifiable à loisir pour les besoins de la mission. Pour vaincre, il devra renouer avec son passé le plus profond, et faire table rase.

Et c'est justement là que le bât blesse: je n'avais pas mentionné Batman et Nolan innocemment. Au-delà des ressemblances frappantes entre les deux frappa-dingues des films, il est clair que Sam Mendes marche ouvertement sur les plates bandes de Nolan. Un héros en proie au doute, envoyant tout paître pour profiter d'un simple statut d'être humain. Une plongée dans l'enfance, avec un manoir Wayne d'un côté et un manoir Skyfall de l'autre. Etc etc... il serait inutile de lister ici les ressemblances.

Il est difficile de se détacher de ses influences, qui plus est d'un raz de marée tel que celui déclenché par Nolan dans le monde des (super) héros. Questionnant le statut de héros, le ramenant à celui de l'humain chargé de (trop) grandes responsabilités. Interrogeant les notions de bien et de mal, il remettait en cause ce qui avait fait l'âge d'or du film d'action pendant des décennies. Ombre tutélaire, planant sur les autres franchises, il est ardu de s'en débarrasser, et bien compréhensible de ne pas chercher à le faire. Du moins pour l'instant.

Nous reste un Walther PPK, une Aston Martin, des vodka martini au shaker et non à la cuillère, et des répliques à l'emporte pièce.

Happy Birthday Mr. Bond.

dimanche 7 octobre 2012

Resident Evil Retribution 3D

"Je m’appelle Alice, et je travaillais pour Umbrella Corporation" Le refrain désormais connu rythmant les épisodes de la franchise Resident evil entame le cinquième, mettant tout de suite l'eau à la bouche.

Esthétique soignée, à mi chemin entre le premier (l'environnement confiné, certains personnages clés de retour grâce à un twist de scénario bienvenu) et le quatrième (les tons bruns, les zombis-pieuvres, les monstres géants armés d'énormes masses).

Commençant tout de suite après la fin du précédent, cet épisode surprend par sa scène d'ouverture pouvant faire penser à un reboot, mais finalement tout s'agence pour nous offrir un bon vieux survival en espace confiné, mais offrant des possibilités de scène en extérieur (si je vous explique pourquoi je vous gâche tout le plaisir, alors imaginez juste un énorme hangar ;))

Milla Jovovich fait toujours montre de qualités martiales exemplaires, et les combats sont bien chorégraphiés, mais pourraient être mieux filmés, d'autant plus que la 3D brouille un peu la compréhension des combats à mains nues.

Les bestioles sont nombreuses et bien utilisées, même si l'on peut déplorer une course aux monstres spectaculaires à défaut des zombies de base. Une caractéristique entamée depuis le 2ème épisode et la Némésis (sorte de croisement entre la machine de guerre et le monstre-zombie). On note tout de même dans cet épisode un changement spectaculaire concernant les zombies troufions: ils sont beaucoup plus rapides, et peuvent se servir d'une arme à feu (voir même d'une mitrailleuse), ce qui les rend beaucoup plus difficiles à combattre!

Comme je le mentionne plus haut, certains personnage clés sont de retour, malgré leur mort dans les épisodes précédents. Je note surtout le retour de Michelle Rodriguez, dans (à ma connaissance) son premier rôle de méchante. Il était temps que cette tigresse sorte vraiment les griffes!

Les personnages clés de la franchise sur jeu vidéo sont également de la partie (Léon et Claire). D'ailleurs, aussi loin que je cherche, pas de trace d'une Alice dans les jeux vidéos. Personnage inventé pour les besoins des films?

Un mot de la fin: spectaculaire! On passe d'une ambiance de survival gore à un champ de bataille style bataille de Minas Tirith dans le Seigneur des Anneaux version high-tech, ils ont même pensés aux Nazgûl!!

Bref, tout cela nous promet une suite des plus explosives...

Je terminerai cette chronique par parler de la 3D. D'habitude utilisée comme argument commercial, c'est à dire totalement dispensable, la 3D n'est véritablement bien utilisée que par les films d'horreur. Permettant quelques hauts le coeur et surprises de dernier moment (raaaaah, la musique qui annonce quand la bestiole va surgir! ça casse tout!!!), et quelques effets stylistiques bienvenus, elle prend là tout son sens. Si vous voulez allez le voir, regardez le en 3D.


vendredi 5 octobre 2012

Français langue morte?

Plus j'écoute et je regarde autour de moi, plus je vois et j'entends les fautes de Français se multiplier en toute impunité.

En plus de ça, les gens disent "à cause des sms et d'internet, les jeunes ne savent plus écrire."

Quand on voit que dans un supermarché, les panneaux d'affichages, la PLV (signalétique des têtes de gondole) et même parfois les produits eux-mêmes truffés de fautes aussi grossières que visibles ; quand on entend (vu et entendu) une conseillère Pôle Emploi sortir à une chômeuse "vous avez les originals?" ; quand on voit des fautes grossières jusque sur la page de garde d'un roman (voir même dans les romans eux-mêmes) ; quand on lit des revues pourtant sérieuses et qu'on y trouve des fautes voir des mots manquants.....

On se dit que les nouvelles technologies ne sont pas seules fautives, et que celles et ceux qui sortent ce genre d'âneries feraient d'abord bien de tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler. Mordel de Berde!

mardi 2 octobre 2012

Pourquoi je ne voterai plus PS

C'est dit, le PS n'aura plus ma voix. Pourquoi?

Tout d'abord parce qu'il faut bien avouer que depuis l'accession au pouvoir d'Hollande, le PS fait tout sauf une politique de gauche.

Expulsions de Roms en masse, et légitimation de pogroms ou ratonnades menées par des milices civiles sans lien avec les forces de l'ordre. Dès qu'il s'agit des Roms, tout est permis. Ils sont devenus les boucs émissaires d'une société qui refuse catégoriquement de se remettre en question, au point de blinder ses oeillères déjà bien renforcées.

Taxes et hausse des prix; au mépris des plus désargentés et des plus nécessiteux de nos concitoyens. Le tout sous couvert de bonnes paroles comme d'habitude. (La taxe CACA sur les retraites, les hausses du prix de la bière et du tabac.)

Une prise de position médiatisée à outrance mais tout à fait inutile face aux plans sociaux en cascade, notamment et surtout pour les hauts-fourneaux de Florange en Moselle, dont la fermeture a été bizarrement annoncée le lendemain du speech télévisé du Ministre du Bandage Mou, Mr. MoutonBour.

Des baisses ridicules du prix de l'essence, à l'heure où le bassin pétrolier du Proche Orient prend feu chaque jour un peu plus, et un manque de réaction face à la souffrance et l'agonie du peuple Syrien, qui doit se débrouiller seul, sans soutien de puissances occidentales (je le reconnais, la France n'est pas seule fautive dans l'affaire).

En votant Hollande le 6 Mai dernier, j'attendais, outre le départ du nain et de sa bande de mafieux, une vraie politique sociale, et la volonté traduite en fait de mettre l'économie au service du peuple et non le contraire. J'attendais une vraie politique d'écologie et non des mesurettes ridicules et impossible à appliquer (la fermeture de la centrale de Fessenheim, alors qu'on est même pas foutus de se débarrasser de celle de Brennilis, et qu'elle est encore plus dangereuse maintenant qu'avant.)

J'attendais une politique d'immigration basée sur la terre d’accueil et non le renvoi encore plus massif des clandestins vers la misère au mieux, la mort programmée au pire. C'était bien la peine d'abroger la circulaire Guéant si c'était pour faire, en terme de nombre stricto sensu, encore pire.

J'attendais des ministres qu'il restent à leur place, et non qu'ils donnent leur avis (le plus souvent dans les médias) sur tout et n'importe quoi (Valls sur la corrida, Duflot sur le traité européen). J'attendais d'un président qu'il fasse autre chose que parader devant les caméras, rouler des mécaniques sur TF1 et rester à rien foutre le reste du temps.

J'attendais, enfin, une vraie politique responsable et censée, au lieu d'une politique d'austérité tapant sur les plus démunis. Si c'était pour avoir ça, autant rester avec la droite, on était servis, merci beaucoup !!

Pour toutes ces raisons, et aussi parce que c'est la deuxième fois qu'on fait confiance à une gouvernance de gauche et la deuxième fois qu'on se plante, je ne voterai plus PS. Je garderai ma voix pour l'extrême gauche. Le PC, Front de Gauche, EELV... un vote près du peuple, pour des gens du peuple et non des énarques sortis d'on ne sait quelle boîte à fric et qui se permettent de nous donner des leçons alors qu'ils vivent à mille lieux de notre réalité.

Hasta la victoria siempre, on les aura !!

lundi 17 septembre 2012

Une enfance comme les autres

Mistral Gagnant, Le Sirop de la Rue et autres Those were the days of our lives, les chansons sont légions pour dépeindre l'enfance comme un moment doux comme le miel, une parenthèse enchantée dans l'enfer de la vie.

Et en nos temps troublés, entre crise financières, dirigeants incapables (sauf du pire, comme toujours), et télévision omniprésente et omnipotente, la société se cherche des lendemains meilleurs. C'est alors que les communicants de tous poils ont trouvés la solution miracle: pourquoi chercher dans un futur hypothétique (voir les cendres d'un présent mort-né), alors qu'avant c'était si bien?

Tout cela a donné naissance à la nouvelle tendance à la mode: repeindre les belles et douces 80's et 90's à la sauce nostalgie, quitte à enjoliver la réalité et à balayer du tableau les aspects par trop gênants.

Exit donc la catastrophe de l'Exxon Valdez en 1989, Reagan et Thatcher, la déception Mitterand, et la fin du "communisme" dans l'ex URSS. Exit Tchernobyl, Solidarnosc et l’assassinat du père Popieluszko, Les manifestations de la place Tian An Men, et la Guerre Froide.

Pour les 90's, exit les guerres du Golfe, de la Tchétchénie, de la Yougoslavie et du Rwanda (personnellement, je me souviens très bien des deux dernières), plus toutes les autres (Libéria, Sierra Leone, Décennie Noire en Algérie), l'Attentat d'Oklahoma City, le Protocole de Kyoto piétiné par la suite par tous les signataires sans exceptions, et l'invention des OGM.

Une fois ce triste palmarès achevé, que reste-t-il?

Le goût du pain frais à l'heure de midi embaumant la Ford hors d'âge , les cloches de l'école primaire rythmant notre vie d'écolier, les jeux et les jouets envahissant nos chambres, les leçons de piano fastidieuses, et les McGyver du samedi après-midi (ou du dimanche je sais plus), les bonbons donnés par la boulangère de Plouhinec et les pains au chocolat maison par celle de Pont-L'Abbé.... une enfance comme les autres, mes Mistrals Gagnants.

mercredi 22 août 2012

Expendables 2 et l'orage tant attendu

Pour me changer les idées en attendant un hypothétique orage qui tardait à venir, nous coinçant tous sous une chaleur atroce et nous condamnant à nous nourrir de glaces et de bières (alors que personne n'aime ça, avouez-le!), j'ai sauté sur l'occasion d'une avant première du blockbuster de l'été, du retour de tous nos cogneurs préférés, de la bande des Expendables.

Tout d'abord, le film commence par ce qui pourrait déjà être une bataille finale. Apparemment, le premier opus a frappé tellement fort que pour le dépasser il fallait sortir l'artillerie lourde dès le départ. Des répliques qui font mouche, des détails indiquant que le film ne se prendra pas au sérieux (le blindé avec les inscriptions "Bad attitude coming soon") mais fera parler la poudre sans remords ni regrets. Bref, une scène d'ouverture d'anthologie, marqué néanmoins d'un bémol de taille: le départ de Jet Li qui désertera complètement le reste de l'histoire. Sans doute un problème d'incompatibilité de planning.

On note aussi l'absence dommageable d'un Mickey Rourke, lequel apportait une dose d'émotion bienvenue dans le premier opus par son rôle de vétéran brisé par sa vie de violence et par sa malchance en amour.

Mais quelques nouvelles têtes émaillent ce deuxième opus, à commencer par le benjamin de la troupe: Liam Hemsworth. A priori peu habitué aux rôles de ce genre (c'est sa première incursion si l'on oublie Hunger Games), il y brille pourtant autant que les autres, dans les scènes d'action comme dans les passages plus intimistes. En même temps, un rôle de sniper d'élite ça prouve rien du tout. Peut mieux faire, donc.

Ensuite, vient le premier et seul personnage féminin de l'équipe. C'est vrai qu'à voir le premier épisode, on oublierait presque que les filles aussi savent bien se battre (Michelle Yeoh, Carrie-Ann Moss etc..... les exemples sont légion.) Là, c'est la presque inconnue Yu Nan qui rafle la mise. Je dis presque car elle a tout de même joué dans Diamond Dogs, avec un certain... Dolph Lundgren (Gunnar Jensen dans la franchise Expendables). Comme quoi le monde est petit. Adoptant un jeu fermé et une interprétation minimale, elle ne fait ses preuves que pendant les scènes d'action, remplaçant un Jet Li aux abonnés absents.

Ils étaient absents de la première édition, et tout le monde le regrettait. Deux poids lourds des 80's: Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris. Le second ouvrant sa prestation par un moment d'auto dérision sublime, avant d'assurer sa partie des scènes d'action, et raflant au passage le prix peu enviable d'acteur le plus rouillé et le plus flemmard de la franchise. Sans doute ceci explique-t-il cela.

JCVD, quand a lui, confirme tout le bien qu'on pensait de lui après son retour au film d'action hardcore via des opus comme le dernier Universal Soldier ou encore Trafic Mortel. Il campe là le méchant du film baptisé... Vilain (ça s'invente pas). Un homme froid, aux qualités martiales incontestables, dans la lignée de son interprétation du méchant de Répliquant. Il nous livre par ailleurs un face à face final avec Sly époustouflant, à la hauteur de nos attentes légitimes.

Le casting ne serait pas complet sans parler des deux autres principales têtes d'affiches du film: Schwarzie et Bruce Willis. Réduits à un caméo dans le premier, ils mouillent la chemise dans le second, tout en cabotinant à qui mieux mieux et en multipliant les répliques coups de poing, références à leur carrière respectives. Un régal, sans doute ceux qui, avec Sly et Statham, tirent le mieux leur épingle du jeu.

Puisque je l'ai évoqué, parlons de Statham justement: celui qui semble être le nouvel homme fort du cinéma d'action, la relève révélée par un cinéma pourtant à mille lieux d'Expendables (Snatch, Arnaque, crimes et botanique), multiplie depuis les rôles de cogneurs tout en prouvant à longueur de films qu'il peut aussi faire montre d'un talent d'acteur incontestable. Là, il confirme encore une fois ses deux facettes, à l'image d'un Jet Li ou de certains grands cités plus haut.

La facette comique de l'histoire est quand à elle assurée par un Dolph Lundgren très en verve, et visiblement content de son personnage.

Et pour les autres membres de la confrérie (Terry Crews et Randy Couture), que le premier épisode avait placé pourtant entre les premiers et les seconds rôles, confiant suffisamment de personnalité aux rôles pour qu'ils évitent celui, peu enviable mais néanmoins classique, de faire valoir, eh bien il faut malheureusement avouer que c'est le vide sidéral. Quelques répliques, quelques coups de feu et basta. Dommage, c'est là le deuxième accroc principal du film.

Last but not least: Sly. Le leader de cette "bande de débiles mentaux psychopathes" (dixit Bruce Willis), semble pour cet épisode préférer épaissir la personnalité de son rôle plutôt que de multiplier les cascades comme dans le premier. Quelques phrases bien senties, éparpillées tout au long du film, nous expliquent pourquoi: Sly, comme nous tous, vieillit. Le premier opus lui a tout de même valu un plaque dans le cou et un tendon brisé, on peut donc comprendre qu'il se calme un peu pour le second. Mais rassurez vous, il lui en reste encore pas mal sous le pied, et il n'est pas encore fini loin de là.

Voilà, je pense que tout est dit.... ah non, un bémol supplémentaire et non des moindres: la musique. Là où le premier épisode sortait une BO en béton armé, le deuxième se contente de souligner l'action malgré quelques louables clins d'oeil. Aussi louables que le reste est fade, il faut bien l'avouer.

Bref, pour le mot de la fin, je dirai tout de même qu'il s'agit là d'un film à voir et à avoir, d'un rafraîchissant bain de jouvence pour des acteurs que l'on pensait fini, et d'un must have pour tout ceux qui, comme moi, on grandit avec eux.

Cerise sur le gâteau, j'ai eu la surprise immense en sortant du cinéma de voir un macadam mouillé et des éclairs zébrer le ciel à perte de vue. Bélénos était d'accord avec moi: ce film envoie le bois et méritait bien un orage!


samedi 18 août 2012

Ma vie à moi que j'ai et ce que je vais en faire

Moselle. 35° à l'ombre, un taux d'humidité avoisinant les 0%. Poussière, soleil et sueur. Un vrai paradis. Et moi là-dedans.

J'avais prévu de bosser dans les Pompes Funèbres, le milieu culturel-littéraire étant par trop bouché et n'offrant aucune perspective d'emploi durable. J'avais plus ou moins trouvé une formation à Strasbourg en Septembre, formation diplômante permettant de pouvoir prétendre à un poste ensuite.

Plus le temps passe et moins je me vois bosser entouré de morts. Recevoir les familles endeuillées, subir leur chagrin et leurs larmes, leurs atermoiements et leurs épanchements.... très peu pour moi, à la réflexion.

D'autant plus que depuis le début de cette semaine je m'occupe à nouveau d'une bibliothèque, en commençant presque de zéro. Un boulot bénévole qui m'occupe tous les après-midi jusque parfois en soirée, avec une équipe très intéressante. Et dans lequel je suis comme un poisson dans l'eau. Dans mon élément, mon univers, mon monde... pourquoi vouloir en changer puisque je suis pour ainsi dire fait pour ça?

Alors à voir, mais je pense de moins en moins bosser dans les Pompes Funèbres, bien que je garde ça comme éventuel plan B sait-on jamais.

Vaya con dios

mercredi 20 juin 2012

You know what, I'm a super hero !!

Beuaaaaaaaaarh !!! Me voilà de retour pour vous jouer des mauvais tours !!

Vais pas raconter ma vie en détail, vous avez un lien Facebook pour cela à droite de l'écran (l'image avec un vampire). Si si ça marche, d'ailleurs la dernière fois que j'ai essayé je suis tombé sur 404 not f.... euh bon, venez en au sujet du jour je vous prie!

Batman ; Superman ; Spider-Man ; et autres mythomanes, ou comment on réalise des films pour corriger les erreurs des précédents.

On va commencer par Batman, le plus emblématique pour ce qui nous occupe.

Tout le monde est d'accord, Nolan a, en deux et bientôt trois films, dépoussiéré en profondeur les recoins du manoir Wayne pour nous offrir une vision d'un noir brillant. Pour trouver une version faisant jeu égal avec la sienne, il faut remonter à Tim Burton. Et c'est justement là que le bât blesse.

Burton avait ouvert les hostilités avec un affrontement Batman - Joker à la fois sombre et kitsch, faisant la part belle à la chauve-souris mais se contentant d'effleurer Bruce Wayne (surtout avec le jeu de Michael Keaton, à peine plus expressif qu'une pierre tombale). Nicholson avait apporté au Joker sa folie, et son côté imprévisible et menaçant.

Puis Tim a poussé plus loin son exploration du mythe pour en offrir une lecture plus personnelle et introvertie, avec l'arrivée du Pingouin et de Catwoman, miroirs inversés d'un Wayne/Batman en proie au doute. Jugé choquant à sa sortie (trop noir, trop immoral, trop triste, trop violent, trop... vrai en quelque sorte), c'est pourtant l'épisode qui, au fil du temps, a le mieux résisté.

Bref, tout allait pour le mieux et puis.... VLAN !!! Arrivé là, j'ai une question à poser: Qui est le sombre connard qui a confié les rênes des deux suivants à Schumacher???

Après les deux chefs d'oeuvre, les deux navets !! Poussant à fond la carte du kitsch tendance fluo, Double-Face et Enigma débarquent dans un monde où le noir ne sert qu'à y étaler des cascades de couleurs criardes dans une pseudo-décadence catchy et sans le moindre second degré.

Buce Wayne n'y apparaît que peu, interprété par un Val Kilmer perpétuellement en quête d'inspiration et de souffle (on était légitimement en droit d'attendre mieux de l'interprète de Simon Templar et de Jim Morrison). Cédant l'écran à ses deux adversaires, il leur permet de rivaliser de pirouettes, de grimaces et de cabrioles ridicules et déplacées, le tout sombrant dans la caricature la plus outrancière lors de l'affrontement final.

"J'ai tué Batman". Cette affirmation, laconique, vient de George Clooney, interviewé lors de la sortie de Batman et Robin, quatrième épisode de la franchise et deuxième réalisation de Schumacher.

Elle pourrait, à elle seule, résumer la critique de cette sombre merde, de ce navet inqualifiable, de cette plongée dans les eaux sombres du ratage en rêgle.

Schwartzenegger et Uma Thurman en fond des tonnes chacun dans leur registre, transformant un thème profond et sombre en pochade phosphorescentes, à l'image de ces stickers brillant dans la nuit.

Et, comme si deux méchants ne suffisaient pas, nous avons en plus droit à un Bane ressemblant à un haltérophile hydrocéphale et analphabète, expédié en deux coups de poing.

George Clooney, flanqué pour l'occasion d'un Robin en pleine crise d'ado à bientôt 35 ans et d'une Batgirl jouant les collégiennes de Neuilly en pleine rébellion, accumule les poses et les moues boudeuses pour une de magazine féminin bas de gamme, joue avec des accessoires à peine mieux que des jouets pour enfant Somalien pauvre, le tout engoncé dans un costume le faisant resembler à une porn star futuriste, avec le slip et les pectoraux rembourrés.

Bref... merci Schumacher.

Puis le sauveur est arrivé: Christopher Nolan. Adepte des histoires à tiroirs, compliquées, sombres et sanglantes (Memento), il semblait tout indiqué. Le choix de Christian Bale pour interpréter le rôle titre pouvait sembler judicieux si l'on pensait à Bruce Wayne, mais hasardeux pour Batman, tant l'acteur n'avait pas fait montre de capacités physiques lors de ses précédents films (hormis des prises et pertes de poids spectaculaires entre les tournages pour le besoin des rôles choisis).

Remontant aux origines du mythe, il comble les lacunes des premiers épisodes en se centrant quasi-exclusivement sur Bruce Wayne, et confirme, dans un premier temps, les craintes exprimées plus haut.

Jamais un acteur n'avait si bien interprété Wayne. Et, paradoxalement, jamais Batman n'était autant apparu à l'écran. En fondant les deux personnages en un seul, en inscrivant profondément Batman en Wayne, Nolan crée une autre entité, une sorte de Bruce Batman sombre et torturé.

En multipliant les flash-back, il nous ouvre les portes d'une histoire, d'un personnage, pour mieux nous le rendre accessible, pour mieux nous faire comprendre sa détermination et sa rage, et la naissance du chevalier noir. En conduisant des scènes d'action dantesques et spectaculaires, mais aussi en nous présentant des moments presque intimes et fragiles, il colle parfaitement à l'idée du comic d'origine.

L'épouvantail, peut-être un des plus inadaptables de la galerie de vilains du comic, s'en sort brillamment avec quelques références Burtoniennes (cf Sleepy Hollow et son cavalier sans tête), le tout brillamment aidé par la performance de Cillian Murphy en directeur d'asile dont la folie sourd d'un masque de perpétuel étudiant modèle.

Une ouverture en forme d'amuse-gueule pour le plat de résistance arrivé ensuite: The Dark Knight.

Relecture du duel Batman-Joker, il dépoussière le tout premier film tout en adhérant mieux à ses contours.

Christian Bale s'est habitué aux deux personnages et fais des prouesses tant avec l'un qu'avec l'autre. Mais il est dépassé par le génie d'Heath Ledger. Transformant la créature kitsch de Nicholson en dément sadique, cruel et impitoyable, nanti d'un sourire à la Hugo et d'un maquillage dégoulinant, il éblouit à chaque passage devant la caméra, volant la vedette à un Christian Bale pourtant excellent.

Double-Face est paré d'un maquillage trois étoiles, offrant pour la première fois de la franchise quelques moments gore. Tout de colère et de violence, il est un animal traqué, aux abois, et pourtant férocement humain. Sans doute le plus humain de la galerie de méchants de la franchise.
Les personnages secondaires ne le sont jamais: Alfred n'a jamais été aussi charismatique, tout comme Jim Gordon (comme quoi, même calme, Gary Oldman reste impressionnant).

Long (2h27) mais jamais ennuyeux, retors mais jamais incompréhensible, cet opus a inscrit la légende du Chevalier Noir dans l'histoire du cinéma, gageons que le dernier à venir la termine de la plus belle façon qui soit.

samedi 17 mars 2012

Elysée 2012 Mon programme

Alors comme toute bonne candidature et tout bon programme se font en piquant les idées des autres, je vais maintenant vous exposer mon programme:

Economie

Taxer les hauts revenus et le patrimoine. Pour les hauts revenus, à hauteur de 80%, et les résidents à l'étranger devront reverser au FISC Français la différence entre l'impôt qu'ils paient dans leur pays de résidence et l'impôt fixé par l'Etat Français. Pour le patrimoine, le montant des taxes sera fixé au cas par cas par des cabinets d'experts mandatés par l'Etat.

Taxer les transactions financières et boursières au prorata des bénéfices perçus. Pour la Bourse, il sera fixé un pourcentage de taxe indexé sur les cours des valeurs boursières échangées.

Interdiction des retraites chapeaux et des parachutes dorés

Augmentation des retraites et du SMIC, constituée sur les revenus perçus par les différentes taxes susdites

Social

Création de services d'aide sociale dans les banlieues défavorisées, de manière à remettre l'emploi dans les zones de chômage les plus durement touchées

Réquisition des logements vacants depuis plus de 5 ans par l'Etat, pour en faire des logements sociaux

Augmentation des conditions prévues par la loi SRU:  parts de logements sociaux obligatoires à 30% pour chaque commune, ainsi que de l'amende pour non respect de cette obligation.

Augmentation du nombre de foyers sociaux ainsi que de leurs heures d'ouverture

Création d'une cantine populaire gérée et alimentée par l'Etat en lien avec les filières de production de la nourriture

Suppression de la caution pour faciliter les accessions au logement

Suppression du mois de carence d'attribution des APL

Plafonnement des loyers publics et privés (obligation pour les bailleurs de déclarer les loyers prévus lors de l'acquisition d'un bien étant destiné à une location privée)

Revalorisation du SMIC à 1700€

Rétablissement des 35h

Obligation pour les entreprises d'embaucher un quota d'employés en contrat d'apprentissage

Extension de la CMU aux bénéficiaires des minima sociaux ainsi qu'aux travailleurs handicapés

Rabaissement à 35 annuités de cotisation pour toucher une retraite à taux pleins

Sécurité

Création d'une police de proximité dans les quartiers défavorisés

Interdiction du taser ainsi que du flash ball pour les forces de maintien de l'ordre et remplacement par une matraque électrique

Création d'un tribunal spécial appelé à juger les dépositaires de l'ordre public lorsqu'ils ont commis des infractions

Légalisation du cannabis

Ecologie

Engagement dans un plan de sortie du nucléaire sur une durée de 5 ans, obligation pour les communes de plus de 1000 habitants d'acquérir un parc éolien destiné à couvrir 20% des besoins en électricité des habitants.

Augmentation des subventions allouées aux recherches sur des produits de substitution au pétrole comme carburant

Obligation pour les communes de plus de 2000 habitants d'acquérir une usine de retraitement des déchets

Augmentation de la prime à la casse ainsi que de la taxe sur les véhicules polluants

Obligation pour les communes de plus de 10 000 habitants de se doter d'un parc de véhicules électriques à disposition des habitants (sur le modèle de l'AutoLib parisien)

Création de Zones Maritimes Protégées, où la pèche est interdite, pour faciliter la reproduction des espèces maritimes

Création de parcs fermés pour la réintroduction du loup et de l'ours dans leur milieu naturel

Inscription des requins dans la liste des espèces animales menacées de disparition

Interdiction des expériences sur les animaux ainsi que de la vivisection

Interdiction de la tauromachie dans son ensemble

VOTEZ POUR MOI !!!!!




mercredi 14 mars 2012

Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger


Un repas aux milles saveurs

Toutes les doses sont indiquées pour une personne.

Entrée (ou dessert): crème fondante au chocolat blanc et à la praline

Ingrédients: 12 carreaux de chocolat blanc, une crème dessert à la praline, une cuiller à café de vanille liquide, une cuiller à soupe pleine de miel liquide, une pincée de cannelle, une cuiller à café  de chocolat en poudre du matin, une noix de beurre salé.

Dans une casserole, faites fondre le chocolat avec le beurre. Durant la cuisson, incorporez le miel et la vanille en remuant de façon à ce que le chocolat fondant n'adhère pas au fond. Une fois le chocolat fondu entièrement, retirez la casserole du feu, puis versez la crème dessert en remuant pour bien diluer le tout. Vous devez obtenir une crème onctueuse. Versez la cannelle et le chocolat en poudre. Servez frais ou chaud à votre convenance.

Parfait pour adoucir un plat un peu épicé, ou pour démarrer un repas relevé...

Plat: Patates douce à la caribéenne.

Ingrédients: 1 patate douce de bonne taille, 1 courgette, 1 oignon, Sel, Poivre, Colombo (trouvable au rayon épices de tout bon supermarché qui se respecte), 3 ou 4 Clous de Girofle, Persil, Ciboulette, Huile d'olive, Vinaigre Balsamique.

Épluchez la patate douce et coupez-la en dés. Soufflez deux minutes, vous l'avez bien mérité. Épluchez la courgette et coupez-la en tranches. Dans une casserole, versez un fond d'huile d'olive, les dés de patate douce et les tranches de courgette et portez le tout à ébullition. Pendant la cuisson, incorporez au fur et à mesure les différentes épices en remuant constamment de manière à les répartir équitablement. (Pour les clous de girofle, séparez la tête du corps, pressez-la entre le pouce et l'index au dessus de la casserole et répartissez la poudre ainsi obtenue dans la préparation). Hachez le persil et la ciboulette, et répartissez-les dans la casserole. Juste avant de servir, versez une cuiller à soupe de vinaigre balsamique et laissez sur le feu juste le temps de le saisir.

Servez chaud, avec le jus de cuisson et accompagné d'une viande rouge quelconque (pour celles et ceux ayant la chance d'habiter dans une grande ville, tâchez de trouver une épicerie Indienne ou Caribéenne et achetez du poisson Capitaine, ça va très bien avec.)

Et un cocktail:

Ingrédients: une banane, jus d'orange, jus de citron, sirop de fraise ou de framboise, œuf.

Mixez la banane. Dans le mixer, ajoutez les jus avec le sirop et l'œuf. Mixez à nouveau, servez immédiatement accompagné de glaçons. Par sa riche teneur en protéines, ce cocktail convient très bien comme booster au matin ou lors d'un coup de pompe dans la journée. Efficacité garantie!

Bon appétit, n'hésitez pas si vous avez besoin de conseils.

dimanche 26 février 2012

Arrête ton cinéma et finis ta soupe!

Alors, on a eu une grosse vague de froid, il neigeait et les gens crevaient de froid sans que personne ne se bouge. Un temps idéal pour aller dans les salles obscures:

The Artist

LA révélation du moment. Le film qui glane toutes les récompenses depuis des mois. Succès phénoménal et inattendu pour un film muet et en NB. Un hommage vibrant à Hollywood et aux films des années folles. Dujardin et Béjo surprenants de justesse et de malice, dans le scènes comiques comme dramatiques, développant une palette de jeu impressionnantes quand l'expression vocale est interdite. Une musique parfaitement adaptée à la trame du film, toujours présente mais jamais envahissante.

Sherlock Holmes, Jeu d'Ombres

Deuxième opus de la franchise, et même équipe. Je dois avouer à ma décharge que je n'ai à ce jour pas encore vu le premier. Mais parait-il qu'il est dans la même veine que celui qui nous occupe. Mettons que cette critique vaut vérification....

Un film bâclé, américanisé à souhaits, ridiculisant Holmes en Guignol monté sur ressorts. Les scènes d'action sont filmés de manière à sembler plus spectaculaires que réalistes, l'intrigue est un embrouillamini sans queue ni tête, incompréhensible pendant toute la première moitié du film. Les décors et les accessoires sont sans doute le seul bon point du film, dans un souci d'exactitude historique que l'intrigue met à mal constamment. La relation entre Holmes et Watson est tout juste suggérée et pas une fois on entend le célèbre "Elémentaire mon cher Watson !". Bref, un film à voir s'il ne reste plus de place pour celui que l'on désirait.

The Lady

Besson cesse de nous faire des mièvreries pour gamin et se remet au travail avec une bio d'Aung San Suu Ki, prix nobel de la paix et résistante acharnée dans une Birmanie en guerre civile depuis 30 ans.

Michelle Yeoh parfaite de droiture, d'émotion et de charisme, et David Thewlis en mari que ronge la maladie tout comme (dans les nombreux flash-back), en amoureux transi et déterminé. Deux acteurs que l'on attendait pas là, mais qui interprètent leur partition avec brio. Les paysages sont à couper le souffle, mais vite interrompus par une violence froide et cruelle, restituée avec le brio d'un documentaire in-situ. Rien de franchement outrancier ni gratuit, mais une simple narration des faits sans complaisance ni faux-semblants.

Un hommage vibrant tout comme une juste reconstitution.

samedi 25 février 2012

Un peu de poésie'

Comme disait le grand penseur très sage Emmanuel Kant (Herh Braü): "Putain c'est bien les ballades en forêt, il y a des champignons et des écureuils." Ce à quoi le grand philosophe Frédéric Nihous répondait: "putain c'est bien les ballades en forêt, il y a des sangliers et des chasseurs."

Bref, le nouveau look du blog vous plaît?

Tadam tadam !!!!

Coucou me revoilou !!!!

C'est moi que revoilà! Alors je vous ai manqué? Je vous avais dit que je reviendrai un jour ou l'autre!

Alors, c'est pas tout ça, mais qu'est ce que je vais bien pouvoir raconter comme conneries?? Parce que les changements depuis que je suis parti, il y en a tellement eu que c'est même pas la peine que je commence à raconter...

Bon ben... on verra demain, vais me coucher moi.