mardi 26 août 2014

Expendables 3

Les givrés sont de retour.

Un premier opus sert de découverte, de premier jalon d'une terre inconnue. Le premier Expendables était un hommage aux films d'action des 80's, de Rambo jusqu'à Porté Disparu voir même Nico ou Justice Sauvage. De ceux qui ont peuplé le cinéma des années 80 de cogneurs et de flingueurs au QI proche d'une huitre.

Il installait ce leitmotiv, propre à la franchise, de redorer le blason de has been tombés dans l'oubli cinématographique. Randy Couture, Dolph Lundgren, Terry Crews ou encore Steve Austin n'ayant pas particulièrement brillés dans leur carrière (exception faite, tout de même, de Dolph Lundgren, respectivement vilain en chef de Rocky IV et Universal Soldier (rôle qu'il reprendra ensuite, toujours face à Van Damme)).

Stallone s'inventait manager d'anciennes gloires, un rôle et un thème plutôt bienvenue en ces temps de stars comètes.

Écrit, réalisé et interprété par Stallone himself (il jura ensuite, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus), cela donnait un film d'action à l'ancienne d'excellente facture, ou l'humour le disputait à des scènes de baston ou de fusillade dantesques. Et augurait le meilleur pour la suite.

Je ne vais pas ici m'étendre sur le deuxième, la critique détaillée est .

Tournons-nous vers le troisième, et plus récent, opus.

Toujours écrit par Stallone, qui semble tenir sa parole et déserter toute réalisation, il corrige les erreurs du deuxième.

Moins d'humour, plus d'action et un scénario assez intéressant: Barney Ross (Stallone) et sa bande, envoyés abattre un trafiquant d'armes, découvrent que ce dernier n'est autre que Conrad Stonebanks, un ex membre fondateur des Expendables. Suite à une défaite cuisante, Ross décide de changer d'équipe et engage des jeunes, aussi à l'aise au combat qu'avec les nouvelles technologies. Lesquels se font capturer dès la première confrontation avec Stonebanks. Ross doit alors les libérer et se débarrasser de son ancien collègue passé du côté obscur, et réaliser que c'est décidément dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes, en s'entourant une nouvelle fois de son équipe habituelle...

De nombreuses critiques ont descendues le film à sa sortie, arguant qu'il était trop rapide, et qu'il ne réservait pas sa part à chaque membre d'un casting trop fourni (entre les vieux et les jeunes Expendables, les personnages secondaires et le méchant, ça fait du monde). Mis à part Schwarzenegger et Jet Li, relégués au rang d'apparitions à l'écran pour justifier du nom et de la photo sur l'affiche, aucun autre personnage ne peut protester d'une quelconque mise au ban du casting.

Les nouveaux ont chacun leur moment de gloire, et les anciens (mis à part Terry Crews, pour des raisons de scénario évidentes) assurent comme au premier jour. Stallone crève encore une fois l'écran, et Mel Gibson fait des étincelles dans son rôle de fou sanguinaire amateur d'art.

Bref, un épisode plus proche du premier dans son équilibre entre humour et action, l'humour étant incarné par un Antonio Banderas volontairement agaçant, à mi chemin entre le Chat Potté et l'âne de Shrek.

Mention spéciale à Ronda Rousey, championne de MMA dans le privé, pour sa prestation à la hauteur de ses collègues masculins, une bonne recrue potentielle pour le projet Expendabelles.

Des rumeurs courent à propos d'une version longue de cet opus, laquelle a été faite pour le premier mais pas pour le deuxième. A voir, mais ce ne serait pas de trop, ne serait-ce que pour voir Schwarzy et Jet Li mouiller la chemise. Un quatrième opus est d'ors et déjà programmé, et les rumeurs les plus folles courent à nouveau à propos du casting. Je propose moi-même mon propre sondage, basé sur les noms qui circulent actuellement.

They'll be back!