samedi 22 août 2015

Frontière(s)

Il y a vraiment un problème, les gens!

On est à une époque charnière, une énième, comme un de ces carrefours déterminants auquel on se trouve régulièrement confrontés, tant à une échelle personnelle que groupée.

Ce déterminisme se définit par plusieurs critères:

1) Une situation économique et financière critique, et un accroissement rapide et brutal de la pauvreté et de la misère.

2) L'apparition d'un sauveur, sorti de nulle part, et tout désigné par les médias. Et la vox populi, de facto, trop heureuse de voir enfin le bout du tunnel, et se moquant éperdument de ce qu'il doive lui en coûter.

3) La création ipso facto d'un bouc émissaire, peu ou prou le même depuis des décennies, crée à la fois pour endurer les haines, les peurs et les manques d'un peuple trop lâche pour assumer ses propres responsabilités ; et également pour masquer les vrais coupables (et ce, sans doute, à leur propre initiative).

Quoi? Que dites vous? Que cette situation ressemble à s'y méprendre à celle de l'Allemagne en 1933? Bande de mauvaises langues! Que ne dites vous pas là!

En fait, à y regarder plus attentivement, force est de constater que.... vous avez entièrement raison!

C'est aussi la situation de la France pré-Révolution Française.

Bref, on est à l'aube d'un déferlement, d'une déflagration majeure, et tout le monde fait semblant de rien. Se contente de se cacher derrière la haine de gens (les Juifs, les Roms, les Musulmans) qui ne sont, pour la quasi totalité, coupables que d'exister.

Car enfin, nous vivons tous dans un pays dont la devise est Liberté, Égalité, Fraternité. Et si nous transigeons, ou refusons, l'un ou plus des termes de cette devise, sommes nous vraiment Français? Et si nous laissons des politiques (et leurs chiens médiatiques) nous dicter notre façon de penser, sommes nous vraiment libres?

Mais il semble que la majorité (voir la quasi totalité) des gens aient préférés l'aveuglement et le confort rassurant en lieu et place des idées et convictions, du combat incessant (et de plus en plus dur) pour des valeurs auxquelles on croit et qu'on est prêt à défendre.

On est à une époque où l'autre fait peur, où chacun se barricade pour ne pas avoir à souffrir de ce que l'autre, possiblement, peut lui ôter. Un monde de solitude poussé à l'extrême, où chacun se clôt derrière son écran pour bavasser sa haine plutôt que d'essayer de changer la donne. Internet en lieu et place des cahiers de doléances de la Révolution Française, telle est la donne de la société 2.0.

Au jour où les nuages s'amoncellent au dessus de nous, à l'heure où les bateaux de migrants coulent avec leur cargaison d'âmes désespérées, à la minute où  un anonyme écrit sur internet qu'on ne peux pas accueillir toute la misère du monde et que c'est chacun chez soi, à la seconde où un sans papier sent se fermer sur ses poignets les bracelets d'acier.... c'est tout un pays qui se ferme. Et avec lui, un peuple qui, un jour, s'est battu pour qu'on vive tous ensembles. Un peuple qui croyait que les différences n'étaient là que pour nous enrichir.

Il ne suffit pas d'être Charlie, ni qui que ce soit
Encore faut il être humain.

mercredi 29 juillet 2015

Coeur de glace (Richard Castle)


Le Pitch: Le lieutenant Nikki Heat, de la police de New-York, enquête sur la mort d'une femme dont le cadavre a été retrouvé dans une valise au beau milieu des rues de Manhattan. Ce meurtre rappelle à Nikki celui de sa propre mère, il y a dix ans. Pour elle, il s'agit du même tueur.

Accompagnée du journaliste Jameson Rook, elle se lance aux trousses de l'assassin de sa mère, de New-York à Paris, sans se douter qu'elle va aller de Charybde en Scylla quand aux secrets de famille bien gardés...

La Critique: Une course-poursuite haletante et prenante, teintée d'humour et de séduction, pour un cocktail détonant. Un tueur retors, une policière tenace et un journaliste efficace et drôle, tous les ingrédients sont réunis pour un buddy movie en forme de roman policier. Sans être révolutionnaire ni même efficace, ce roman, à l'image des feel good movies vous met de bonne humeur avant de dormir ou d'affronter une journée.

L'Auteur: Richard Castle est l'un des auteurs de best sellers les plus doués de sa génération. Ses romans Vague de Chaleur ; Nikki à nu et Froid d'enfer se vendent comme des petits pains. Marié à la lieutenant de la police criminelle de New-York Katherine Beckett, et l'accompagnant sur la plupart des scènes de crime, il y puise l'inspiration pour son personnage de Nikki Heat, nouvelle héroïne de sa création, depuis qu'il a cessé de nous conter les aventures de Derrick Storm.

vendredi 24 juillet 2015

La Ligne Noire (Jean-Christophe Grangé)



Le Pitch: Jacques Reverdi, champion d'apnée, est accusé et emprisonné en Malaisie pour le meurtre de plusieurs jeunes filles.
A Paris, Marc Dupeyrat, journaliste spécialisé dans les faits divers, sait qu'il tient avec l'histoire de Reverdi de quoi faire une bonne série d'articles à sensation. Pour ce faire, il entrera en contact avec le tueur, via un personnage inventé à dessein, et ira même jusqu'à se rendre en Asie du Sud-Est, découvrir qui est réellement Jacques Reverdi, et quels sont ses plus noirs secrets

La Critique: Un thriller fouillé, minutieux, et très précis dans ses nombreux détails, sous pour autant délaisser une histoire simple et accessible, écrite dans un style direct mais néanmoins très travaillé. Un roman taillé pour le cinéma, mais également pour la lecture, tant on se prend au jeu du chat et de la souris macabre dans lequel nous entraîne l'auteur.

L'Auteur: Jean-Christophe Grangé est un des plus célèbres auteurs de polar Français. Adapté plusieurs fois au cinéma, avec plus ou moins de succès (Les Rivières Pourpres, L'Empire des Loups, Le Vol des Cigognes (série télé), Le Serment des Limbes...), La Ligne Noire n'a pas fait exception. Cet ancien grand reporter mène une carrière d'écrivain et de scénariste de bande-dessinée, artiste multitâches au succès jamais démenti.

jeudi 23 juillet 2015

Un Roi sans Divertissement (Jean Giono)



Le Pitch : Mi-décembre 1843. Langlois, inspecteur de police, est envoyé dans un petit village de province, noyé sous la neige au cours d’un hiver rigoureux, pour enquêter sur un meurtre (une série de meurtres ?). Là, il fait la connaissance des habitants, fascinante galerie de personnages hauts en couleurs, et, petit à petit, réalise que cette enquête pourrait bien le mener plus loin qu’il espérait, à la recherche de lui-même…

La Critique: Une plongée dense et fouillée, à tiroirs, dans l’atmosphère ouatée d’un village de province sous la neige et les secrets. Ce pourrait être n’importe quel village. Les habitants cachent de lourdes histoires derrière leurs rideaux fermés, et Giono réussit à nous captiver alors même que l’intrigue semble avancer aussi vite qu’un promeneur en raquettes dans la poudreuse fraîche.

Avec un vocabulaire imagé et poétique, tranchant avec le sordide de certaines situations, il parvient à nous faire retrouver un peu de cette magie qui nous étreint l’âme à la vue de vastes paysages enneigés.

L’auteur : Doit-on encore présenter Jean Giono ? Auteur prolifique de romans qu’on peut à bon droit qualifier de « romans du terroir » tant ils chantent la terre et les petites gens (Colline, Regain, Le Grand Troupeau…). Mais les deux guerres mondiales modifieront son œuvre, la rendant amère désabusée. (Un Roi sans divertissements, Les âmes fortes, Le Hussard sur le toit…).

mardi 21 juillet 2015

Boucaille sur Douarnenez (Jean Failler)


Le Pitch: Quatre cadavres retrouvés dans une mansarde de Douarnenez. Quatre personnes âgées, visiblement mortes de froid. Mystère… et comme chacun sait, mystère rime avec Mary Lester dans notre belle Bretagne.
C’est ainsi que l’inspecteur vient établir ses quartiers dans la ville en ébullition. Les Gras commencent, le commissaire Colin n’envisage pas une seconde de les rater. Mary va devoir mener son enquête au cœur d’une bacchanale de quatre jours, dans un monde insolite et déroutant, peuplé de masques parfois mal intentionnés.

La Critique: Une des premières aventures de Mary Lester. Au plaisir d’y croiser des lieux connus s’ajoute celui d’une intrigue à rebondissements, trouble et bien ficelée, où il convient de ne pas se fier aux apparences. Failler nous promène dans les rues de Douarnenez, à la (re)découverte de cette ville, de son passé, de son présent.
Certains pourraient gloser quant au choix de la période des Gras pour l’intrigue du polar, mais chacun sait que, de par le vaste monde, les carnavals ont toujours masqués bien plus que les visages…
Failler est aussi un portraitiste hors-pair, et son roman dépeint une galerie de personnages hauts en couleurs, avec ou sans costumes.
Captant merveilleusement l’air du temps et du Port-Rhu, l’auteur réalise ici un parfait hommage à notre grande voisine.

L’auteur : Est-il encore nécessaire de présenter Jean Failler ? Auteur prolifique (la série Mary Lester ; Mammig ; des BD, ouvrages pour enfants, pièces de théâtre etc…). Breton par excellence, son œuvre dresse un portrait de notre région. Il vit et écrit à Quimper. Et, pour l’avoir rencontré, je peux vous assurer qu’il est sympathique et modeste.

lundi 20 juillet 2015

Le Passager de la pluie (Sébastien Japrisot)

 Le Pitch: Une petite station balnéaire en automne. Mellie, jeune femme sans histoire mariée à un navigateur aérien, se fait violer par un inconnu de passage. Elle parvient néanmoins à tuer et dissimuler le corps de son agresseur. Quelques jours après, arrive un étranger, qui commence à poser des questions gênantes...

La Critique: Un huis-clos sous tension, où la tension nerveuse va crescendo jusqu'à l'explosion finale. Un suspens très bien maîtrisé, très prenant, laissant la place à chaque rebondissement, dans un ouvrage pourtant très court (170 pages). Un quasi-tête à tête, entre Mellie et l'étranger, un jeu de prédateurs où l'on finit par se demander qui chasse qui et pourquoi.

L'Auteur: Sébastien Japrisot (de son vrai nom Jean-Baptiste Rossi) est considéré comme un "écrivain-né". Ayant publié son premier roman Les mal partis à 17 ans (et sous son vrai nom), il a collaboré plusieurs fois avec le cinéma, signant notamment plusieurs livres qui furent ensuite adaptés en film, comme L'été meurtrier ; Un Long Dimanche de Fiançailles ou encore Le Passager de la pluie. Il est mort le 6 Mars 2003.

mercredi 15 juillet 2015

Métacortex (Maurice G. Dantec)


Le Pitch: La Fin du Monde selon Maurice G. Dantec. Crimes pédophiles, assassinats de flics ou de magistrats, conflits politico-religieux, conspirations croisées, guerres civiles, chaos climatique, exodes massifs, piraterie maritime généralisée... le tout sur les ruines du monde cautérisées par l'âge atomique, fixées au sol par les hautes températures qui vont plastifier la Terre. Désormais, ce n'est plus qu'une question de jours...

La Critique: Un ouvrage épais (800 pages), dense et fouillé, compliqué et ardu. Un polar-SF transgenre, tel un roman fleuve, roman monde, autant (sinon plus) que l'était son prédécesseur Villa Vortex. Mais pas une page n'est de trop, pas de remplissage ni de trop plein, ici. C'est une critique amère et violente de notre monde, de ses horreurs, de ses limites. Un long cri d'alarme, ou surnagent quelques personnages perdus dans un enfer trop horrible pour eux.

L'Auteur: Auteur Américain de langue française, malheureusement plus connu maintenant pour ses prises de positions polémiques que pour ses romans, pourtant (presque) toujours d'excellente facture. A la limite du polar et de la science-fiction, d'une intelligence rare, c'est un paria de la littérature qu'il faut découvrir.

lundi 13 juillet 2015

L'Aliéniste (Caleb Carr)

Le Pitch: New-York, fin du XIXème Siècle. Le torse mutilé d'un enfant prostitué est retrouvé par la police. John Schuyler Moore, jeune chroniqueur criminel au New-York Times, est appelé par son ami Laszlo Kreizler, un aliéniste (ancêtre des profileurs et des psychologues actuels). Ensemble, et aidé par l'une des premières femmes policières ainsi que par un duo d'enquêteurs juifs, ils tâcheront de mettre la main sur un tueur sadique, cruel et barbare, en usant des premières techniques de police scientifique.

La critique: Les balbutiements de la police telle qu'on la connaît aujourd'hui. Sans Aliéniste, point de NCIS, point de Bones ou autres Experts. Dans une époque où tout restait à faire, Caleb Carr nous offre une reconstitution historique au cordeau, jusque dans les moindres détails d'une Amérique qui se cherchait encore. Des personnages admirablement décrits au service d'une enquête toujours plus glauque et plus gore. Des détails foisonnants, des techniques d'enquête disséquées pour les rendre abordables et en accentuer l'impression de réalisme.

L'Auteur: Caleb Carr est un auteur, romancier et historien militaire américain. Il a signé plusieurs ouvrages, notamment un traité sur l'Amérique en quête de sécurité, ainsi que le scénario de la prequel de l'Exorciste (L'Exorciste: Au Commencement). Son thriller l'Aliéniste aura une suite (de moins bonne qualité, malheureusement): L'Ange des Ténèbres.

dimanche 12 juillet 2015

Neuropath (Scott Baker)

Le Pitch: Tom, professeur au département de psychologie de l'Université de Columbia, pense mener une vie routinière et banale. Jusqu'au jour où il reçoit une vidéo horrible, dans laquelle une femme est torturée à l'aide d'électrodes fichées dans son cerveau. Et il y a pire: l'auteur de cette vidéo macabre n'est rien de moins que le meilleur ami de Tom: Neil. Pour le FBI, Tom est le seul à pouvoir l'arrêter...

La Critique: Au delà du thriller bien ficelé, de l'intrigue profonde et des personnages bien campés ; au delà des scènes horribles (parfois insoutenables) précisément décrites dans le livre ; ce polar éprouvant remet en cause la notion même de libre arbitre, et de liberté de choix, redéfinit la volonté, la part d'acquis et d'inné. C'est un ouvrage dense et nerveux, plongeant au coeur de la psyché humaine et nous prouvant, par a+b, que nous ne maîtrisons aucun de nos choix. C'est un thriller dont on ne sort pas indemne, basé sur les dernières découvertes de la science sur le cerveau humain.

L'Auteur: Scott Baker est la dernière recrue de l'agent qui a lancé Stephen King, Michael Crichton et Michael Marshall. Il a longtemps vécu à Paris, et est surtout renommé pour ses ouvrages de fantasy et de science-fiction. Neuropath est son unique polar. Il est né à Chicago en 1947 et vit à London (Ontario, Canada) avec sa femme et son chat.

mercredi 8 juillet 2015

Le Centième Homme (Jack Kerley)




Le Pitch: Un torse d'homme, sans tête, est retrouvé en Alabama. Pour l’inspecteur Carson Ryder, promu héros de la police suite à la résolution d'une affaire de crimes atroces un an auparavant, c'est trop facile. Son instinct lui dicte qu'il s'agit d'une préméditation. Bientôt, un autre cadavre sera découvert. Et Carson et son équipier devront composer avec un secret inavouable, celui-là même qui a valu à Carson sa légende de héros. Une ombre, une voix, venue quasiment d'outre-tombe, ou peu s'en faut.


La critique: Un roman (qui donnera lieu à une suite, moins palpitante et plus attendue), fait de chair et de sang. Un polar nerveux et tendu, mais qui laisse tout de même la place à des moments drôles ou tendres (comme la romance entre Carson et la légiste, qui éveillera des souvenirs chez les fans de série télé). Une exploration de la psyché d'un meurtrier en série, doublée de celle d'un schizophrène. Une ambiance proche du Silence des Agneaux, sans pour autant égaler le maître étalon, définissant le genre. Un thriller honnête sans pour autant être révolutionnaire, digne sans pour autant redéfinir les règles.

L'Auteur: Jack Kerley, venu de la publicité (comme tant de cinéastes le furent) est un auteur prolifique vivant dans le New-Jersey. On sait malheureusement peu de choses à son sujet.

mardi 7 juillet 2015

7 (Richard Montanari)

Le pitch: Dans l'été caniculaire et poisseux de Philadelphie, les inspecteurs Kevin Byrne et Jessica Balzano découvrent le cadavre d'une femme, vraisemblablement morte par noyade. Plus tard, ce sera un cœur humain et une autre femme, découpée en morceaux. Mais ce n'est là que le début d'un long puzzle, d'un casse-tête ludique mené de main de maître par un démoniaque illusionniste.

La critique: Polar glauque et sanglant, aussi torride que le climat qu'il décrit, ouvrage retors et pervers, 7 n'est pas qu'un clin d’œil au chef d’œuvre de David Fincher. C'est une plongée dans les arcanes d'un esprit malade, le tout orchestré avec brio par une des étoiles montantes du polar US. Une intrigue aux multiples rebondissements, aux twists parfois sortis de nulle part, et des personnages bien campés, qu'on aimerait voir, un jour, incarnés sur grand écran.

L'auteur: Richard Montanari est l'auteur des aventures du duo d'enquêteurs Byrne et Balzano. Déviances ; Psycho ; Funérailles. Tout comme New-York est un personnage à part entière dans les ouvrages de Paul Auster, Philadelphie est une entité à part entière dans les romans de Montanari. Ville tentaculaire et prédatrice, sans remords pour ceux qu'elle broie, la ville de l'amour éternel est le véritable coupable de ses intrigues.

lundi 13 avril 2015

Duel of the fates

Aujourd'hui, nous confrontons deux héros de série télé. L'un comptant parmi les anciens, et l'autre évoluant dans une série récente.

Cordell Walker VS Javier Esposito

Cordell Walker

Texas Ranger lors de 9 saisons de la série éponyme bien connue, Walker est l'incarnation même du com-boy à la télévision. Droit, honnête, combatif et pétri de valeurs morales inextinguibles, il est l'Amérique dans toute sa splendeur.

Le caractère: Walker respecte l'autorité, du moins tant qu'elle ne lui mets pas des bâtons dans les roues. Il n'hésite pas à braver les règlements et outrepasser ses droits pour défendre une cause qu'il croit juste. Il réagit d'abord de façon provocatrice et violente, préférant cogner d'abord et poser des questions après. Son sens de l'humour est assez limité, et réservé à ses amis et ses proches.

Les amis: Walker dispose de quelques amis très proches, parmi lesquels on compte son collègue à la Compagnie B des Texas Rangers: James Trivette. Un ami infaillible, mais qu'il chambre régulièrement pour son snobisme et sa délicatesse. Aussi, il a parmi ses close friends, un ancien Texas Ranger (qui n'hésite pas à reprendre du service quand l'occasion s'en présente) reconverti en patron de bar: C.D. Parker. Ce dernier fait office à la fois de mémoire des Texas Rangers et d'amuseur public. Walker ayant été élevé chez les Cherokees, et étant lui-même pour moitié un Indien d'Amérique, il compte parmi ses amis proches son Oncle Ray, lequel fut chargé de son éducation suite à la mort violente des parents de Walker pendant l'enfance du futur Texas Ranger.

L'amour: Après quelques saisons passées à se tourner autour et jouer au chat et à la souris, Walker file le parfait amour avec la Substitut du Procureur Alexandra Cahill. Une femme de tête, forte et courageuse, mais aussi taquine envers Walker pour sa robustesse à toute épreuve et son manque de finesse.

Javier Esposito

Lieutenant de la brigade criminelle de New-York, au 12ème district, il aide le lieutenant Kate Beckett et l'écrivain de polar Richard Castle, dans la série Castle, actuellement diffusée sur ABC (en attente, fébrile, d'une possible 8ème saison).

Le caractère: Esposito est une brute au cœur tendre. Ancien officier des Forces Spéciales, qui a fait ses armes dans le Golfe, il garde une fidélité à toute épreuve envers ses camarades, n'hésitant pas à passer outre les ordres de sa hiérarchie pour mener une enquête à bien. C'est aussi un bon camarade, plaisantant souvent sur tel ou tel travers de ses collègues, et se vantant de ses exploits, réels ou imaginaires, dès que l'occasion s'en présente. C'est le type même du bon pote et de l'équipier parfait dans une série policière américaine.

Les amis: Espo a un ami indéfectible, camarade de jeu comme de feu, à la vie à la mort: son collègue Kevin Ryan. Ils sont chacun l'antithèse de l'autre, mais se rejoignent néanmoins sur un point: leur confiance et leur amitié l'un pour l'autre. Javier peut aussi compter sur Catherine "Kate" Beckett, sa collègue et amie. Pugnace, revancharde, intelligente et combative, elle ne laissera jamais tomber son ami, quoiqu'il doive lui en coûter. Et enfin, Esposito dispose d'un autre atout dans son jeu: l'écrivain de polar multimillionnaire Richard "Rick" Castle. Poil à gratter officiel de tout ce qui s'oppose à sa propre vision de la vie, il se plonge tête la première et avec un grand sourire dans les pires ennuis qui soient pour sauver ses amis.

L'amour: Alors que la plupart des personnages principaux ont trouvés l'âme sœur et sont mariés (Ryan avec sa fiancée Jenny, Castle avec Beckett), Esposito continue de mener une relation en pointillés avec la légiste du commissariat: Lanie Parish. Tour à tour amoureux, séparés, puis retrouvés, c'est le couple le plus instable de la série. 

Alors, lequel préférez-vous? Les paris sont ouverts...

vendredi 20 février 2015

Césars 2015

Loin du tapis rouge et du pompage de boules entre gagnants du plus grand nombre d'entrées pour un film débile, dressons ensemble la liste des véritables Césars 2015:

César du meilleur acteur: Emmanuel Macron, dans "Je suis un ministre de gauche"

César de la meilleure actrice: Angela Merkel, dans "Je vais tous vous foutre dans la merde bien profond"

César du meilleur film: "Le clown de l'UMP, le retour" de et avec Nicolas Sarkozy

César du meilleur espoir masculin: Alexis Tzipras, dans "J'emmerde l'Europe"

César du meilleur espoir féminin: Cécile Duflot, dans "Je me barre d'un gouvernement qui construit des EPR, des aéroports et des Center Parcs"

César de la meilleure bande originale: Le peuple français, pour "Je suis Charlie"

César du meilleur costume: Arnaud Montebourg, pour sa marinière Made in France

César du meilleur court métrage: Le Gouvernement Valls 1, pour "140 jours d'inefficacité et de couacs à répétitions."

César du meilleur décor: La France, pour "Certes, ils nous feront jamais autant marrer qu'ils nous emmerdent, mais faut avouer qu'ils nous font bien rire quand même"

vendredi 6 février 2015

De musica rerum

Allez, parlons un peu de choses un peu plus légères, voulez-vous!

Quelques petites découvertes musicales des quelques dernières années.

Pour commencer, elle cartonne avec une pop léchée et millimétrée, une voix sucrée, avec pour autant un univers bien à elle... Christine and The Queens? Nenni, bande de mécréants! Je voulais parler d'Hollysiz, alias Cécile Cassel dans la vraie vie.

Et bon, allez, un peu de Christine and The Queens, parce que bon, quand même, c'est Christine quoi:

Pas la peine que je parle de Fauve, je pense que tout le monde connaît? Ni de Detroit? Non? Bon d'accord, on n'en parle pas.

Et pour finir, un presque inconnu, Fränk. Un mix de soul, pop, rock, blues et latin music fort réjouissant, à voir en live.

mercredi 7 janvier 2015

Je suis Charlie

"Celui qui tue un homme, tue toute l'humanité"
Sourate 5, Verset 32
Le Coran

Les barbares qui ont tués au saint nom du Prophète n'ont vraisemblablement pas lus le Coran comme il se devrait. Ils se sont laissés berner par des fantômes et des apparitions faciles, simples silhouettes découpées sur la toile spectrale de leur âme crevant de solitude et de perdition terminale, dans une société qui ne cesse de reléguer les cœurs perdus au pâle rayon des déshérités.

Je suis Charlie, nous sommes tous Charlie, c'est un fait incontestable et viscéral. Face à telle ignominie et telle horreur révoltante, injuste et dégueulasse, nous ne pouvons que nous dresser et opposer un front net, uni et déterminé contre une telle vague d'intolérance, de haine et de barbarie.

Mais il convient, néanmoins, de se poser les bonnes questions. Nous, eux, et surtout les caciques de l'intégration made in France.Car enfin, qui sont les atroces barbares qui ont massacrés ainsi les chancres de la caricature, de la liberté de presse et d'expression?

Des âmes perdues, des gens dont la tête (souffrant certainement d'un cruel vide) s'est laissée corrompre par une parole plus directe, plus libre et plus vraie, que celle des médias, de l'école, de la société... et que sais-je encore...

Notre société, notre pays, notre communauté (bon gré mal gré, il convient tout de même de la nommer ainsi) laisse de plus en plus de gens sur le bord de la route. Inadaptés, crédules, paumés et âmes détruites "en quêtes de personnalité"... les abandonnés du sacro-saint rêve d'intégration sont légion, et de plus en plus nombreux, ô combien....

Loin de moi l'idée de chercher quelque excuse à telle démonstration de barbarie révoltante, ignoble, ignominieuse et dégueulasse, gerbante et puante. Je condamne fermement, intimement et éternellement un tel massacre! Que les choses soient claires.

Mais il n'en est pas moins qu'un tel acte, ô combien condamnable, révèle de la pire façon possible les blessures, les failles et les crevasses béantes dans notre (pourtant) si parfaite société.A grands renforts de médias, les instances dirigeantes nous bombardent de pacte de stabilité et autres cacahuètes électoralistes.

Bien, tant mieux, mais qu'en est-il des jeunes perdus entre une famille larguée (partagée entre ses valeurs héritée de l'Islam d'un autre pays et d'un autre temps, et la vérité de notre temps et de notre pays, auxquels, bon gré mal gré, il convient tout de même de s'adapter), une société qui ne fait même plus semblant de les tolérer (la faute à la parole extrémiste la plus décomplexée et nauséabonde qui soit, envahissant complaisamment les médias) et un climat islamophobe et même (voyons plus loin), ouvertement xénophobe, qui monte sans vraiment de résistance. Voir même avec une complaisance ouverte et bienfaisante, comme si elle exprimait un ras le bol trop longtemps couvé. Tout comme, en son temps, l'antisémitisme des années 1930. L'Histoire n'est qu'affaire de recommencements... 

Je suis Charlie, nous sommes tous Charlie, nous sommes tous abasourdis, anéantis et détruits face à telle démonstration de haine, de bêtise et de barbarie ignoble et dégueulasse. Charb est mort, Wolinski est mort, Cabu est mort... une certaine idée de la liberté de la presse, ainsi que de la liberté d'expression, est morte aujourd'hui.

Mourir pour des idées, comme dit le Bon Maître, ce n'est pas une bonne idée. Certes. Mais quand il s'agit de mourir parce que quelqu'un juge que la lumière brillante de notre intellect porte atteinte à l'obscurité aveuglante qui lui tient lieu de pensée, nous nous devons d'être les défenseurs acharnés des lueurs et des bougies, pâles diamants resplendissants dans un tunnel d'obscurantisme. Aussi noires que soient l'ombre et la nuit dont on tente de nous recouvrir, nous feront de nos valeurs, imprescriptibles et éternelles, des flambeaux brillants d'une lumière éternelle. La lumière de l'humanité, la lumière de la vérité.

La société est fautive, par son manque d'intégration réelle et son exigence toujours plus grande envers ceux qui, toujours, trouvent et trouveront que, quoi qu'ils fassent, ils n'ont pas assez en retours. Mais nous compteront les points plus tard...

Je suis Charlie
Nous sommes Charlie
Et nous pleurons tous aujourd'hui
Cabu, Charb, Wolinski, Tignous et tous les autres...
Vous nous manquerez
Cruellement...