jeudi 23 juillet 2015

Un Roi sans Divertissement (Jean Giono)



Le Pitch : Mi-décembre 1843. Langlois, inspecteur de police, est envoyé dans un petit village de province, noyé sous la neige au cours d’un hiver rigoureux, pour enquêter sur un meurtre (une série de meurtres ?). Là, il fait la connaissance des habitants, fascinante galerie de personnages hauts en couleurs, et, petit à petit, réalise que cette enquête pourrait bien le mener plus loin qu’il espérait, à la recherche de lui-même…

La Critique: Une plongée dense et fouillée, à tiroirs, dans l’atmosphère ouatée d’un village de province sous la neige et les secrets. Ce pourrait être n’importe quel village. Les habitants cachent de lourdes histoires derrière leurs rideaux fermés, et Giono réussit à nous captiver alors même que l’intrigue semble avancer aussi vite qu’un promeneur en raquettes dans la poudreuse fraîche.

Avec un vocabulaire imagé et poétique, tranchant avec le sordide de certaines situations, il parvient à nous faire retrouver un peu de cette magie qui nous étreint l’âme à la vue de vastes paysages enneigés.

L’auteur : Doit-on encore présenter Jean Giono ? Auteur prolifique de romans qu’on peut à bon droit qualifier de « romans du terroir » tant ils chantent la terre et les petites gens (Colline, Regain, Le Grand Troupeau…). Mais les deux guerres mondiales modifieront son œuvre, la rendant amère désabusée. (Un Roi sans divertissements, Les âmes fortes, Le Hussard sur le toit…).

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